Sécurité aérienne
Sécurité et Environnement à Thise : une préoccupation permanente
Légère ou ultralégère, l’aviation est souvent un objet de curiosité voire de préoccupation s’agissant des risques et de l’impact environnemental qui en découlent. Nous avons rassemblé ci-après des questions fréquentes sur ces deux sujets : celui de la sécurité et celui de l’environnement. Si ces FAQ sont communes, elles n’en sont pas moins légitimes !
SECURITE D’ABORD
Il va sans dire que les questions relatives à la sécurité ne concernent pas seulement les pratiquants mais aussi les riverains de l’aérodrome de Thise.
Certains médias semblent bien décidés à entretenir le mythe d’un ULM accidentogène. Qu’on en juge : des 13 accidents ci-dessus, 5 sont imputables à l’avion, 1 au planeur, 7 aux ULM. Pour autant les ULM représentent plus des deux tiers de la flotte française.
Si voler n’est objectivement pas une activité dépourvue de risque, les derniers chiffres officiels publiés de 2024 indiquent qu’en France, 23 personnes ont perdu la vie dans 13 accidents mortels. Mais ce chiffre, toujours trop élevé, doit être rapporté au nombre de machines : plus de 22000 appareils sont immatriculés et 1,3 millions d’heures de vol sont réalisées chaque année. Soit un accident mortel pour 100000 heures de vol.
« Tout ce qui vole » est contrôlé et fait l’objet de programmes de visite rigoureux définis par les constructeurs. L’entretien des ULM serait-il moins sévère que celui d’autres machines ? Non, c’est l’encadrement administratif qui est diffèrent. Gardons à l’esprit que tous les propriétaires de machines, clubs comme individuels, sont plus soucieux que quiconque du bon état de l’appareil qu’ils pilotent !
Il n’existe pas de statistiques « chute d’avion ou d’ULM sur des habitations » et pour cause, ce risque est considéré comme négligeable. Pour s’en convaincre, il suffira de songer que la flotte de Thise représente 0,22% de la flotte de machines françaises, que les appareils de Thise ne sont ni plus, ni moins dangereux que les autres et que la densité de population autour de Thise est de 0,03 habitant/m²…
Les trajectoires des aéronefs aux abords des aérodromes sont définies par les Règles de l’Air et par la DGAC qui publie les « cartes d’aérodrome ». Ces trajectoires sont étudiées pour minimiser les nuisances pour les riverains et pour maximiser la sécurité des approches. Il y a donc peu de chances pour que l’appareil que vous voyez au-dessus de chez vous se trouve là par la seule fantaisie de son pilote !
Pour tout aéronef, le pilotage est soumis à la possession d’une licence validant de solides connaissances théoriques et pratiques. ULM, planeurs et même modèles réduits comme drones n’échappent pas cette règle.
Un accident grave s’est malheureusement produit le 28 mai 2024. Il n’y en avait pas eu depuis 2005 Cette tragédie a été analysée avec le plus grand soin par le Bureau des Enquêtes Aéronautiques dont les conclusions ont été rendues publiques.
RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT
Depuis quelques temps, l’aviation générale fait l’objet d’une critique environnementale particulièrement sévère de la part de certains médias. Est-ce vraiment justifié (et juste) quand on sait que les véhicules routiers produisent 93% du CO2 français, les bateaux 3% et les avions de ligne 3% ? Quant à l’aviation légère, son bilan carbone représente 0,04% des émissions de CO2 dans notre pays !
Oui ! tous calculs faits, ils produisent environ 60t de CO2 annuellement. Ce chiffre est à rapprocher de la quantité de CO2 produite dans les agglomérations voisines (Thise, Chalezeule, Roche et Chalèze) qui peut être estimé à …12000 t/an soit 200 fois plus.
Si ceci était en partie vrai pour l’AVGAS comme pour le anciens carburants automobiles, ce produit est peu à peu proscrit. Thise a cessé d’en consommer et d’en distribuer depuis plus de deux ans. Nos carburants ne sont ni plus ni moins polluants que ceux d’une voiture et ils sont, contrairement à une idée tenace, totalement dépourvus de plomb !
Toutes les machines basées à Thise sont homologuées et sont, de facto, conformes à des normes d’émissions sonores exigeantes. Comme cela a été dit plus haut, les trajectoires imposées pour les décollages et les atterrissages ont pour objectif de minimiser les nuisances pour les riverains. Des rappels réguliers sont faits auprès de pilotes pour les sensibiliser à cette problématique. Contrairement à une autre idée reçue, l’aérodrome de Thise est aujourd’hui beaucoup moins bruyant qu’il ne le fut : la modernisation des appareils y est pour beaucoup.
Aujourd’hui l’avion électrique commence à devenir une réalité mais il souffre encore de handicaps majeurs : un prix très élevé mais aussi et surtout un manque d’autonomie lié à la masse considérable de ses batteries. La technologie progresse rapidement et, à n’en pas douter, nous aurons des avions écologiques et silencieux aussitôt que l’offre le permettra.
De nombreux experts assurent que les aérodromes, surtout ceux qui comme Thise, sont engazonnés, sont de véritables sanctuaires pour la biodiversité. Thise le prouve : beaucoup d’oiseaux, de reptiles et de mammifères ont élu domicile chez nous. Nous sommes régulièrement visités par les oiseaux migrateurs : les cigognes font très souvent escale chez nous.